PSM & hottes : 5 bonnes pratiques à adopter
Protection, ergonomie, propreté — tout commence par les bons réflexes avant, pendant et après chaque manipulation.
Les postes de sécurité microbiologique (PSM) et les hottes de laboratoire sont des équipements critiques pour la protection des manipulateurs et des échantillons. Bien utilisés, ils garantissent des conditions de travail sûres et des résultats fiables. Voici les cinq bonnes pratiques à adopter pour chaque session de travail.
En respectant les recommandations des fabricants et les bonnes pratiques d’utilisation, les PSM et hottes de laboratoire sont des équipements très fiables. Les pannes sont rares — et la plupart des contaminations sont évitables.
Un PSM mal préparé, un flux d’air perturbé, du matériel encombrant le plan de travail… Ces négligences peuvent compromettre la stérilité des manipulations et exposer l’utilisateur à des agents biologiques. La rigueur du protocole est la première ligne de défense contre la contamination croisée.
Préparer le PSM avant l’utilisation
Mettez en route le PSM dans sa position de travail 15 minutes avant de commencer toute manipulation — ce délai est indispensable pour stabiliser le flux d’air et garantir une protection efficace. Nettoyez ensuite le plan de travail avec de l’éthanol ou du Surfanios. Attention : évitez la Javel sur les surfaces en inox, elle provoque la corrosion.
⌛ Les 15 minutes de préchauffage ne sont pas optionnelles : elles conditionnent l’efficacité de toute la session de travail.
Porter les EPI adaptés
Avant toute manipulation, équipez-vous systématiquement : gants, manchettes et blouse sont obligatoires. Passez vos gants de protection ainsi que le matériel à l’éthanol ou au produit de désinfection avant de les introduire dans le PSM. Cette étape est critique pour ne pas importer de contamination depuis l’extérieur.
⚠ Introduire du matériel non désinfecté dans le PSM annule immédiatement les conditions de stérilité établies.
Adopter les bons gestes : ergonomie et sécurité
Installez-vous confortablement pour prévenir les troubles musculo-squelettiques (TMS) liés aux postures prolongées. Le PSM est un poste de travail individuel : un seul manipulateur à la fois, jamais deux simultanément sur le même poste. Effectuez tous vos gestes lentement et de manière fluide — les mouvements brusques perturbent le flux d’air laminaire et peuvent provoquer des contaminations.
✓ Des gestes lents et maîtrisés sont la garantie d’une manipulation sans contamination croisée.
Gérer l’espace de travail
Le PSM n’est pas un espace de stockage. N’introduisez dans la hotte que le matériel strictement nécessaire à la manipulation en cours — tout encombrement inutile réduit la surface de travail et perturbe le flux d’air. Veillez à ne jamais obstruer les grilles de ventilation : elles sont essentielles au maintien du flux d’air protecteur.
⚠ Bloquer les grilles de ventilation neutralise la protection du PSM — même partiellement.
Nettoyer et sécuriser après l’utilisation
En fin de manipulation, évacuez les déchets biologiques selon vos procédures internes, sortez le matériel dont vous n’avez plus besoin, puis nettoyez soigneusement le plan de travail. Mettez le PSM en veille et, si votre appareil en est équipé, lancez un cycle de décontamination aux UV avant de quitter le poste.
↻ Le cycle UV en fin de session est un filet de sécurité supplémentaire — à lancer systématiquement si le PSM en est équipé.
Préchauffage 15 min · Port des EPI · Désinfection du matériel · Nettoyage du plan de travail · Évacuation des déchets biologiques · Mise en veille du PSM
Cycle de décontamination UV en fin de session
Contrôle et certification du flux d’air · Remplacement des filtres HEPA · Maintenance préventive complète
Un PSM bien utilisé, c’est avant tout une rigueur de protocole appliquée à chaque session. Préchauffage, EPI, gestes maîtrisés, espace organisé et nettoyage systématique : ces cinq pratiques garantissent la protection des manipulateurs, l’intégrité des échantillons et la longévité de l’équipement.
